La Franc-Maçonnerie et le Sud Seine et Marnais : Une relation ancienne, fructueuse et durable.
Un peu d’histoire :
Les loges de Montereau et de Moret sur Loing au 18e ,19e et début du 20e siècle.
Une loge affiliée à la Grande loge a été créée à Montereau le 5 novembre 1769 sous le titre distinctif de « St Bernard ». En 1772 une nouvelle constitution est accordée signée du Frère de Luxembourg. En 1774, 9 membres de la Loge proposent de s’affilier au Grand Orient. La demande de renouvellement de la Constitution est adressée par le Vénérable le 13 mars 1775, et sollicite alors un changement de titre en « Saint Simon des Amis Sincères ».
Un nouveau changement de nom sera obtenu sous le titre « l’Unanimité » le 5 juin 1777. Le 27 février 1784 plusieurs Frères de l’Unanimité envisagent de créer une loge à Moret sur Loing. Cette nouvelle loge est reconnue sous le titre de « la Bienfaisance de Leopold ». Elle comptera 18 membres en 1787, 22 en 1789. Elle cessera son activité probablement au début de la Révolution. Toutefois plusieurs membres se réunirent à Fontainebleau le 14 octobre 1802 et y réveillèrent « la Bienfaisance » dans cette ville. Elle ne reprendra son activité réelle qu’en 1845 à la suite d’une demande de reconstitution adressée au Grand Orient le 9 octobre 1845. L’installation de cette loge à Moret aura lieu le 6 janvier 1846. Elle comptera alors 51 membres pour atteindre 53 en 1850. Sa dernière réunion se tiendra le 8 mai 1851. C’est la veille du second Empire et la Franc-Maçonnerie va être mise à l’index par le pouvoir impérial. Il faudra attendre le 13 août 1902 pour assister à l’installation d’un nouvel atelier à Moret sur Loing sous le nom de « Germinal », atelier qui comptera régulièrement une quarantaine de membres dont beaucoup d’artistes. Au déclenchement de la seconde guerre mondiale, la loge ayant perdu beaucoup de son activité, ne sera pas réveillée en 1945 alors que la plupart des loges du pays reprendront leurs activités à la Libération après l’interdiction de la Franc-Maçonnerie édictée par le régime de Vichy. Une telle pratique de l’interdiction de la Franc-Maçonnerie est une pratique courante toujours en vigueur à l’heure actuelle dans les dictatures politiques ou religieuses sur tous les continents, y compris en Europe.
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les loges se sont reconstituées en grand nombre dans le Sud Seine et Marne, tant à Montereau Saint-Germain-Laval, qu’à Nemours, Melun ou Fontainebleau. On en trouve également à Provins et aussi à Montargis.
Elles accueillent désormais femmes et hommes dans des ateliers mixtes ou unisexe selon l’appartenance à telle ou telle obédience lesquelles sont toutes représentées dans le secteur.
Dans une prochaine étude plus détaillée sur la Franc-Maçonnerie en Sud Seine et Marnais, quelques aspects plus secrets du fonctionnement des loges dans ce secteur géographique seront abordés et dévoilées alors, quelques appartenances désormais obsolètes, ne manqueront pas de retenir l’attention et l’étonnement des curieux.
